Tout est une question de point de vue ! Regardez dans la nature ce modèle est très répandu et vous en raffoler ! Les champignons se nourrissent de la matière organique en décomposition : les déchets des uns sont les ressources des autres. Vive la complémentarité.

Notre équipe scientifique vous expliquera que cela est très répandu en particulier chez les organismes saprophytes, qui sont capables de se nourrir de la matière organique morte afin de synthétiser les molécules pour leur croissance.

Nous nous inspirons de ce modèle pour considérer avec un point de vue différent les déchets générés. Bien sûr cela ne fonctionne pas avec les déchets issus des matières synthétisées issues de pétrole.

A la Ferme Intégrale, voici les sous produits que nous allons générer :

  • Les boues issues de l’élevage des poissons : celles-ci sont séparées au maximum de l’eau afin de les rendre pompables et utilisables par les agriculteurs en épandage sur les cultures de proximités. Nous irons jusqu’à la valorisation en engrais des boues piscicoles.
  • Les restes de poissons après l’équarrissage : ceux-ci contiennent des précieux nutriments pour la nourriture des animaux domestiques, nous travaillons en lien avec un fabricant régional pour concocter des petits plats à nos chiens et chats.
  • Les produits organiques restants, arêtes seront valorisés en énergie renouvelable par méthanisation et production de biogaz en circuit court.
  • A l’issue de la saison horticole, le reste de substrat, de racines et végétaux seront compostés sur le site même de la ferme intégrale.

Alors dans notre vocabulaire, vous n’entendrez plus jamais, c’est promis, parler de déchets, au mieux de ressources, au pire de sous-produits.

Zéro Zéro !

Nous vivons les années de transition écologique où nous faisons émerger les tendances de sobriété de consommation et de production avec les mouvances « zero waste » qui se développent partout en France, en Europe et dans le monde.

Comment cela se traduit-il au niveau d’une production industrielle ?

On ne peut raisonnablement pas penser que de l’aquaponie de balcon à l’aquaponie industrielle il n’y a qu’un « upscalling », un changement de taille et c’est tout ! Non, le système par sa taille peut en quelque sorte s’emballer, dévier d’une trajectoir biologique visée, multiplier des pathogènes etc. Autant de facteur que l’éleveur que nous sommes à besoin de maîtriser. Tout l’enjeu est de le faire avec un recours minimal voir nul à certains produits polluants, ou probablement néfastes pour l’environnement ou la santé. Voici donc les choix raisonnables que nous posons en amont du projet avec l’objectif de les tenir !

Dans le compartiment aquacole :

Zero antibiotique : recours à une stérilisation par simple lumière UV de l’eau supprimant ainsi les pathogènes.

Zero stress sur l’animal : dans les stades avancés de croissance les poissons ne sont plus manipulés afin d’éviter qu’ils ne se blessent. Par ailleurs, les densités d’élevage, en nombre de poissons ou kilo par m3 d’eau sont limités dans le respect du bien être du « bar intégral »

Zéro traitement phytosanitaire dans le potager flottant : Nous aurons recours à de la lutte biologique c’est-à-dire l’introduction de petites bêbêtes qui chassent les parasites, du biocontrôle (un peu près pareil mais avant que les parasites arrivent), la pollinisation naturelle par des bourdons.

Bon alors, mais qu’est-ce qu’on cache : RIEN

Nos poissons ont tendance à faire baisser le pH, pour neutraliser cette acidité nous devons apporter de temps en temps du bicarbonate qui permet de remonter ce pH vers la neutralité (pH 7). Ce produit est largement utilisé en agriculture biologique, dans la vinification aussi, en cosmétique etc… Bref il est partout et ne fait l’objet d’aucune classification parmi les produits chimiques dangereux (pas de « pictogramme de danger, ni de restriction pour le transport).

Les bactéries qui sont présentes dans le système aquaponiques peuvent avoir besoin, ponctuellement pour se nourrir, qu’on leur apporte de l’alcool. Un peu comme nous d’ailleurs. Pas besoin qu’on vous explique ce que c’est…

Si les feuilles de nos légumes sont attaquées : nous pourrions avoir besoin d’un traitement ponctuel avec de la bouille bordelaise, mélange à base de cuivre, autorisé aussi en bio.

En cas de carence en éléments nutritifs dans la partie végétale, un bon moyen d’éviter la perte de production est un apport en chélate de fer qui favorise l’assimilation du fer par les plantes et relance la production de chlorophylle.

Et surtout nous vous ouvrons les porte de notre production, qui est conçue pour donner accès à tout un chacun lors des visites. Venez voir comment nous produisons !

Et rappelez-vous, seul Chuck Noris peut diviser par Zero.

- LA FERME INTEGRALE -