Aquaponie

Si nous regardons maintenant précisément ce que consomme l’aquaponie : au fur et à mesure des années nous tenterons d’augmenter le « taux de fermeture du système ».

Afin d’éviter un goût de vase dans nos poissons, nous limiterons le risque avec, pour démarrer, 85% de fermeture du système, et n’ajouterons chaque jour que 15% d’eau neuve dans notre milieu.

Dans les années à venir, avec notre connaissance technique acquise et en mettant de l’eau dans notre vin, nous tenterons de dépasser les 90% de fermeture.


D’où vient l’eau neuve ?

En priorité du ciel ! Nous collectons sur plus de 4000m² de toiture les eaux de pluies, 7/7 jours et 365 jours par an. Cette eau est stockée sur site et réutilisée chaque jour dans le système aquaponique.

Une fois toutes nos réserves épuisées, nous ouvrirons enfin le robinet de la ville pour complémenter notre système.

Cette eau transite des poissons vers les plantes.


Et une pisciculture en rivière naturelle ?

Elles ont l’avantage de bénéficier d’une eau bien oxygénée, généralement fraîche et renouvelée à grand débit. Mais la qualité de l’eau en aval de la production est souvent sujet de contraintes réglementaires sur les nitrates, les rejets de phosphates.

La France a pris la décision à partir des années 80 de protéger nos cours d’eau des pollutions organiques liées à l’élevage : très peu de nouvelles concessions ont été octroyées limitant par la même occasion le développement de la pisciculture continentale. Le consommateur final se retrouve donc dans l’obligation de recourir à des achats de produits marins d’origines lointaines.  Pour autant on ne va pas se noyer dans un verre d’eau, nous avons des perspectives avec l’aquaponie.

En comparaison d’une pisciculture traditionnelle, l’aquaponie permet d’économiser jusqu’à 97% d’eau. Par ailleurs, grâce à la recirculation nous conservons les apports thermiques dans le systèmes et nous maintenons cette eau à une température constante proche de 25°c chauffée par le soleil en été et une chaudière biomasse en hiver.

Ce n’est donc pas un coup d’épée dans l’eau mais bien une action à fort impact environnemental.

Production de légumes :

A titre d’exemple, il faut en plein champ 60 litres d’eau pour produire 1Kg de tomate, il en faut moins de 15 litres en système recirculé.

Si on applique ce calcule aux légumes feuilles et aromatiques qui seront produit à la Ferme Intégrale, c’est un facteur 10 que nous pouvons mesurer en réduction de consommation d’eau. Alors pour nous, c’est clair comme de l’eau de roche, il faut se mobiliser pour faire émerger un démonstrateur aquaponique à taille industrielle.


Si notre action n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, rappelons nous qu’une goutte d’eau est un oasis dans le désert.

- la ferme intégrale -